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La filière foie gras et volaille impactée par la grippe aviaire

By 14 avril 2022octobre 28th, 2022Actualités générales5 min de lecture

Cet article sera régulièrement remis à jour en fonction de l’évolution de la situation

Depuis plusieurs mois nous devons faire face à une crise sanitaire avicole majeure due à l’apparition de foyers de contamination d’Influenza Aviaire H5N1 inédite.

Nous sommes maintenant habitués à des épisodes réguliers tous les ans. Les conséquences étaient moins importantes sur les zones ou la concentration d’élevage est moins importante, mais, cette année, la contamination est beaucoup plus grave et touche beaucoup plus de départements y compris des départements producteurs de volailles maigres : la Vendée, la Bretagne. On s’oriente vers un retour à la normal sauf pour les volailles nécessitant un temps long d’élevage.

Quelles sont les conséquences ?

Cette épizootie a contraint les autorités sanitaires et les professionnels du secteur à procéder à la mise en œuvre d’un plan de lutte drastique pour arrêter la propagation du virus dès les premiers cas :

 Extension de la zone de surveillance,

 Limitation des mouvements d’animaux y compris les animaux d’un jour (poussins, cannetons, pintadeaux),

 Abattage en urgence des animaux malades,

 Abattage préventif des élevages voisins…

Ces abattages interviennent sur des cheptels complets avec des animaux à différents stades d’élevage. Les cycles d’élevages sont plus ou moins longs selon les animaux concernés et un temps est donc nécessaire pour le rétablissement des cheptels. L’autre problème majeur est relatif aux couvoirs et producteurs d’animaux d’un jour qui sont aussi concernés par ces mesures.

Les canards mulards servant à la production de foie gras sont des animaux qui doivent être robustes et il faut donc des grands parentaux et des parentaux avant de pouvoir avoir des canetons qui seront ensuite élevés puis gavés. Cela entraine un temps encore plus long de re disponibilité des produits. Dans le cas du foie gras, il faut 400 jours avant qu’un reproducteur puisse jouer son rôle.

Compte tenu de cette durée, le retour à la normale n’est pas pour cette fin d’année et on estime selon les sources la baisse de production entre 30% à 40%.

La position de la maison MASSE :

En tant qu’entreprise responsable, nous avions identifié ce risque et diversifié nos bassins de production afin de pouvoir sécuriser nos approvisionnements en travaillant sur les 3 axes suivants :

– Proposer à nos clients le meilleur de chaque bassin de production en foie gras et répartir ainsi le risque et le type de produits. Etre ouvert aux 3 pays producteurs et aux 3 grandes régions productrices de France. Proposer aussi en permanence le foie gras d’oie du premier pays producteur, la Hongrie.

– Etre très clair sur les origines comme nous l’avons toujours été.

– Etre respectueux du travail fait par nos producteurs et bâtir des relations durables et solides, de véritables partenariats. Cette proximité nous permet aujourd’hui de sécuriser nos sources d’approvisionnements et continuer à servir nos clients fidèles et tenter de trouver des solutions pour les autres.

A ce jour, nous avons plusieurs producteurs actifs en France et en Bulgarie. Un de nos producteurs hongrois vient de redémarrer et un de nos producteurs français a été obligé de refermer suite à de nouveaux cas.

La hausse des tarifs est incontournable, mais nous continuerons à appliquer le juste prix et à respecter nos producteurs afin de continuer à maintenir la qualité des foies gras MASSE.

Quoiqu’il en soit, le foie gras est un produit noble, source d’inspiration pour les chefs, et qui restera, en coût portion, accessible au plus grand nombre. Il mérite d’être maintenu sur vos cartes et continuera à être générateur de marge pour vos établissements.

Quelles sont les mesures préventives qui ont été mises en place ?

Des règles avaient été mis en place lors de la première crise majeure de grippe aviaire en 2017. Elles portaient sur la limitation de la propagation et la protection des élevages durant les flux migratoires  : mesures de bio-sécurité conformément aux règles en vigueur du fait du passage des animaux migrateurs (vecteurs principaux du virus) avec des méthodes préventives qui ont entraîné de nouvelles obligations pour les producteurs et deux changements principaux : la bande unique et les transports isolés.

AVANT : on mettait en élevage des canetons en circuit fermé (bâtiment chaud) pendant 4 à 5 semaines avant de les transférer dans le bâtiment suivant (bâtiment froid) ouvert sur parcours herbeux pendant encore 11 semaines ; une fois le transfert effectué on remettait immédiatement des canetons dans le bâtiment froid après un vide sanitaire sommaire.

De plus la logistique permettait de transporter dans un seul véhicule plusieurs bandes d’élevage ou de PAG (prêt à gaver) venant de différentes exploitations.

La mise en place obligatoire des cages collectives en janvier 2016 complique déjà la production.

APRES : LA BANDE UNIQUE : on ne pourra plus faire cohabiter sur une même exploitation 2 bandes d’élevage, ce qui fera perdre 4 à 5 semaines plus une semaine de nettoyage et désinfection plus le vide sanitaire de 2 semaines. Dans le même temps on produira 2 bandes d’élevage au lieu de 3, surcoût estimé 30 % (pour longtemps).

Un seul transport par bande, pas de mélange !

Cela n’a pas suffi à endiguer le process et des mesures correctives ont été donc mises en place avec des vides sanitaires et abbatages d’animaux.

La grosse différence avec les précédents épisodes porte sur les re-producteurs. La zone principale d’élevage de ces reproducteurs a été touchée. Cela entraine donc une forte diminution de la capacité à reconstituer des cheptels avec un temps long. Le retour à la normale en France n’est prévu qu’en 2024.

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